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Note de la DGUHC sur la validité des diagnostics établis par des diagnostiqueurs non certifiés... | Note de la DGUHC sur la validité des diagnostics établis par des diagnostiqueurs non certifiés... |
Une note établie après consultation d'un membre du conseil d'État permet d'affirmer que les diagnostics établis par des diagnostiqueurs non certifiés avant le 1er novembre 2007 demeurent utilisables pour les actes de ventes pendant leur durée de validité.
Question :
Les diagnostics antérieurs au 1er novembre 2007, établis par des
personnes non certifiées, sont-ils caducs à compter de cette même date
ou bien demeurent-ils valables aussi longtemps que le prévoient les
dispositions relatives à leur durée de validité ?
Réponse :
1. Ce que l’on a en vue en posant cette question, c’est le premier
alinéa du II de l’article L. 271-4 du CCH, aux termes duquel : « En
l’absence, lors de la signature authentique de l’acte de vente, d’un
des documents mentionnés aux 1°, 2°, 3°, 4° et 7° du I en cours de
validité, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices
cachés correspondante ».
2. Les diagnostics antérieurs au 1er novembre 2007
demeurent valables aussi longtemps que le prévoient les dispositions
relatives à leur validité, même si leur signataire ne remplit pas les
qualités désormais exigées par le code de la construction et de
l’habitation.
Le raisonnement est le suivant :
Il n’est pas impossible de lire la loi et le décret comme imposant des conditions qui doivent être remplies lors de la production du dossier technique
: rien n’est dit en effet du « stock » des documents existants lors de
l’entrée en vigueur ; auquel cas, les diagnostics anciens cessent
d’être valables après le 1er novembre 20007 ;
Il se trouve cependant que le Ministère en charge de la construction,
avec l’accord du conseil d’Etat, a été amené, dans le décret n°
2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance
énergétique et à l’état de l’installation intérieure de gaz, à
construire un système qui conduit à ne pas choisir cette lecture. Le
diagnostic de performance énergétique est un diagnostic « nouveau », au
sens où il devient obligatoire au 1er novembre 2006. Cependant, par le
décret n° 2006-1114 du 5 septembre 2006 relatif aux diagnostics
techniques immobiliers, passé en même temps au conseil d’ Etat que le
décret n°2006-1174, c’est la date du 1er novembre 2007 qui a été
retenue pour l’entrée en vigueur des dispositions relatives à la
certification. Il s’est en conséquence créé pour ce diagnostic certes
nouveau, mais qui devient ainsi déjà ancien à la date du 1er novembre
2007, la nécessité de régir la période d’un an entre ces deux dates.
D’où notamment les dispositions de l’article 3 du décret n°2006-1114,
dont le deuxième alinéa met le DPE, pour la période d’un an dont il
s’agit, dans la même situation que les diagnostics véritablement
anciens, établis par « un technicien qualifié ».
Les DPE conservent-ils bien leur validité pendant dix ans ? La réponse
est positive, éclairée, dans le silence du texte, par ce qui est dit au
premier alinéa de l’article 3, ainsi d’ailleurs qu’à l’article R. 134-9
du code, où l’on admet d’autres documents, mais en limitant leur durée
de validité à trois ans. Rien n’est dit au second alinéa de l’article 3
: la durée des documents dont il s’agit est bien celle de droit commun,
c’est-à-dire dix ans telle que fixée par le décret n° 2006-1653 du 21
décembre 2006 relatif aux durées de validité des documents constituant
le dossier de diagnostic technique;
Cette construction « parallèle » à celle du décret du 5 septembre 2006
en éclaire la portée en ce qui concerne les diagnostics anciens, qui
demeurent donc valables chacun pendant sa durée de validité fixée par
les textes.