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Grenelle 2 : du nouveau pour les diagnostics immobiliers |
Votée,
adoptée le 11 mai, en attente de promulgation et de publication, la Loi
« Grenelle 2 » consacre une partie de son premier chapitre aux
diagnostics immobiliers, et en particulier au diagnostic de
performance énergétique (DPE). Ce qu’il faut retenir.
Vers une petite révolution dans le DDT ?
La
Loi va rendre désormais obligatoire la réalisation du DTT complet dès
que la mise en vente d’un bien a été décidée par son propriétaire.
«
Nul ne peut proposer la vente, en tout ou partie d’un immeuble bâti,
sans tenir à la disposition des visiteurs, un dossier de diagnostic
technique fourni par le vendeur ». Le non respect de cette obligation
sera sanctionné pénalement par une amende de 5ème classe (1 500 euros).
Le texte précise également qu’ « en cas de vente publique, le dossier
de diagnostic technique est annexé au cahier des charges ».
Cette
nouvelle chronologie devrait changer profondément les habitudes et
pousser les propriétaires/vendeurs, petit à petit, à rechercher un
diagnostiqueur avant même de s’adresser aux agences immobilières. Ce
qui contribuera à rééquilibrer le marché entre l’approche directe des
consommateurs et le passage obligé par les intermédiaires.
L’adoption
de cette nouvelle obligation démontre la volonté du législateur de
faire cesser des pratiques constatées sur le terrain : « ces documents
sont très souvent réunis dans la précipitation, quelques jours avant la
signature de la promesse. Pour beaucoup de consommateurs/vendeurs, ces
diagnostics, et en particulier le diagnostic de performance
énergétique, sont vécus comme une énième formalité administrative qui,
en outre, est susceptible de remettre en cause le point d’accord
négocié avec l’acquéreur. Les vendeurs ont donc tendance à n’attacher
que peu d’importance à leur qualité ».
Nouvelle obligation pour le propriétaire
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RT 2012 et respect de la réglementation thermique |
La Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale
planche actuellement sur le volet « Bâtiments et urbanisme » du Grenelle 2. A
cette occasion, un amendement a été adopté qui, s’il était voté, pourrait bien
créer une première exception dans les principes du droit de la construction :
le maître d’œuvre, l’architecte ou le contrôleur technique selon le cas
seraient garants et responsables du respect de la réglementation thermique.
Comme les diagnostiqueurs le savent, la mise en œuvre de la RT
doit faire l’objet d’une attestation de sa prise en compte. Et qui dit «
attestation » dit « engagement de responsabilité » en cas avéré d’attestation
fausse ou même simplement erronée…
La question de savoir qui porte cette
responsabilité revêt dès lors une importance non négligeable. En d’autres termes, l’attestation de conformité (tant
dans sa délivrance que dans son contenu) relevant de la responsabilité du
maître d’œuvre ou du contrôleur technique, la responsabilité du maître d’ouvrage disparaît complètement
vis-à-vis des engagements qu’il prend au moment du dépôt du permis de
construire.
Selon notre analyse, il paraît évident que le maître de l’ouvrage
ne peut engager sa responsabilité sur le respect de
normes de plus en plus complexes, et généralement incompréhensibles pour lui. Ce
transfert de responsabilité du respect de la RT s’inscrit donc dans la droite
ligne de l’obligation de résultat incombant naturellement au maître d’œuvre.
La
question des risques est donc déjà au cœur des discussions, puisque le
rapporteur de la commission précise : « Quant à l'Ordre des architectes, il a
accepté un accroissement des pénalités qui pourraient le concerner ». Pour la
mise eu œuvre complète du dispositif, la commission a également adopté
l’amendement CE 752, lequel visait « à permettre aux architectes et contrôleurs techniques
ayant contribué au projet de construction d'établir l'attestation de prise en
compte de la réglementation thermique qui doit être remise au maire par le
maître d'ouvrage à l'issue de l'achèvement des travaux ».
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La norme XP 45-500 Homologuée |
Depuis
mars 2007, c’était la norme XP 45-500 « Installations de gaz situées à
l’intérieur des bâtiments d’habitation - État des installations intérieures de gaz
– Diagnostic » qui définissait les modes opératoires à suivre pour la réalisation
du diagnostic sur l’état des installations intérieures de gaz. Cette norme
avait un caractère expérimental et devait être réajustée. C’est
désormais chose faite, puisque la norme P45-500 vient d’être homologuée.
Pour
l’essentiel, cette nouvelle version de la norme :
- Défi
nit une nouvelle procédure de gestion des anomalies de type Danger Grave et Immédiat
(DGI) ;
-
Supprime la mesure du tirage et des volumes SDB en tant que points de contrôle
;
- Modifie
d’autres points de contrôle, comme la hotte aspirante, qui passe en anomalie de
type A2) ;
- Crée
des nouveaux points de contrôle, comme le contrôle des lyres GPL.
Concernant
la procédure de gestion des anomalies de type DGI, la nouvelle version de la
norme impose la conduite à tenir en cas de détection :
·
Envoi du rapport de visite signé, et de la Fiche Informative Distributeur de
gaz de réseaux, au donneur d’ordre ou à son représentant (par lettre
recommandée). Cet envoi doit mentionner le fait que le distributeur de gaz a
été informé de la présence d’anomalie(s) de type DGI ;
·
Information dès que possible (par appel téléphonique) du distributeur de gaz de
réseaux ou de GPL, du ou des codes d’anomalie DGI détectées,
des coordonnées du titulaire du contrat de fourniture de gaz, de l’adresse du
logement diagnostiqué et du numéro de point de livraison du gaz. La procédure interne
du distributeur de gaz de réseaux impose que soit remis au diagnostiqueur un
numéro d’enregistrement d’appel à titre de preuve.
Cette nouvelle norme étant homologuée, il ne reste plus qu’à attendre
sa date d’entrée en vigueur, fixée au 1er septembre 2010, pour l’intégrer dans
les modes opératoires du diagnostic Gaz.
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Loi de finances pour 2010 |
Suppression annoncée du constat
du « PTZ » par la loi de finance 2010 et fragilisation du dispositif
du Prêt à Taux zéro
Une augmentation des risques
pour les primo-accédantS
La loi de finances pour 2010[1] est venue modifier les
conditions d’octroi du Prêt à Taux Zéro par l’adoption d’un amendement[2] qui a aligné ce prêt sur
les conditions de prêts classiques et a supprimé tout apport d’information sur
les normes de surfaces et d’habitabilité des logements. L’argument utilisé pour
justifier cette suppression est basé sur l’annexion du Dossier de Diagnostic
Technique à la promesse de vente, élément suffisant aux Pouvoirs Publics à
l’information du primo-accédant.
Ces nouvelles conditions d’obtention, exemptes du contrôle des
normes de surface et d’habitabilité, sont un recul majeur, d’une part dans la
condition d’accession à un logement décent, d’autre part, dans la sécurisation
financière de l’accession à la propriété.
La suppression du constat dit « PTZ », loin de
fluidifier la mise en place des offres de prêt qu’elle conditionne, ne ferait
que favoriser une insécurité dans leur octroi tant pour l’acquéreur que pour l’organisme
bancaire.
L’avancée importante que
représente le dossier de diagnostic technique ne doit pas servir d’alibi à un
affaiblissement des garanties du dispositif de primo-accession. Le Prêt à Taux
Zéro, pour répondre à ses objectifs, doit permettre l’évaluation de l’ensemble
des contraintes financières pesant sur le primo-accédant et lui assurer
l’acquisition d’un logement qui réponde aux critères minimaux de décence avec
une charge financière supportable.
Les propositions de la FNECI
Le dispositif PTZ pourrait même
être amélioré par la transmission du Dossier de Diagnostic Technique à la personne en
charge de réaliser le constat dit « PTZ » afin qu’elle en ait
connaissance et élabore ainsi un document regroupant l’intégralité des données
existantes sur le bien. L’élaboration d’un constat de ce type, plus complet,
offrirait une meilleure appréhension des éventuels travaux à la charge de
l’acquéreur et une évaluation précise de leurs coûts.
Afin de garantir une
évaluation impartiale, le constat dit « PTZ » devrait être confié, à
l’instar de la réalisation du Dossier de Diagnostic Technique, à un
professionnel soumis au respect de l’article L271-6 du Code de la Construction
et de l’Habitation. Cette obligation garantirait à l’Etat, à l’organisme
bancaire, et au primo-accédant la sécurité du dispositif en engageant la
responsabilité professionnelle d’un intervenant assuré, indépendant et certifié
en compétences.
La FNECI a d'ores et déjà fait part de son inquiétude sur le sujet et a sollicité les Ministères concernés afin de leur exposer la carence majeure que constituerait l'ababdon du constat dit "PTZ" et de leur présenter ses propositions.
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Contribution du locataire au partage des économies de charges issues de travaux d'économie d'énergie |
Le 25 novembre dernier, sont parus au Journal Officiel les textes d'application permettant au bailleur privé de faire contribuer le locataire au partage des économies de charge issues des travaux d'économie d'énergie réalisés.
Ce décret et ces arrêtés définissent les travaux concernés et rendent applicable le mécanisme financier qui permet au propriétaire bailleur, ayant fait réaliser une rénovation énergétique de leurs logements, de demander aux locataires de leur reverser une partie des économies de charge résultant de ces travaux.
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